dimanche 23 juillet 2017

Le Manoir, l'exil #1 – Le collège de la délivrance

Auteur Évelyne Brisou-Pellen
Titre Le collège de la délivrance
Année 2016
Genre Fantastique, Jeunesse
Pages 447p.

Les habitants du manoir ont dû prendre le chemin de l’exil, et découvrent enfin un refuge : un collège dont le dernier étage est fantôme.
À l’école primaire voisine, Liam aperçoit deux fantômes : la jeune Charmaine, qui ignore qu’elle vient de succomber mystérieusement, et un vieil homme qui attend son petit-fils pourtant mort avant lui.
Mais ni l’un ni l’autre n’a créé l’étage fantôme du collège. Qui, alors ? Liam et Cléa craignent que ce soit l’œuvre d’un fantôme gris…

Et voilà, je reviens tous vous embêter avec ma saga chouchou du moment ! Ou plutôt, avec la suite de ma saga chouchou du moment. Le Manoir, l'exil, la suite du Manoir est apparemment en cours d'écriture, car il n'y a que deux tomes pour l'instant… et j'en ai lu un !

Ce tome reprend peu de temps après les événements du tome 6, et le moins qu'on puisse dire est qu'il y a du changement. Nos personnages sont séparés : les adultes sont restés au Manoir avec Raoul, tandis que la bande des enfants, toujours chaperonnée par les adolescents, a décidé de migrer et de se trouver une nouvelle place à hanter.

C'est dans un étage fantôme d'un collège qu'ils trouvent refuge et rencontrent trois nouveaux personnages à aider. Plusieurs intrigues sont alors mises en place, et j'ai adoré chacune d'entre elles. Mais c'est surtout sur Charmaine que l'on se focalise : la petite princesse, comme ils l'appellent tous par ironie, semble avoir bien des soucis pour réaliser sa nouvelle condition. Ils ont dû pain sur la planche.

Ce tome n'est pas différent des précédents : on s'amuse, et on prend du plaisir à lire les aventures de nos personnages. J'avais un peu peur que Liam ne puisse plus utiliser la Carte d'éternité, mais si ! Ils ont trouvé une parade ! Cet aspect était pour moi trop importante dans cette saga pour le supprimer complètement. Il était vital qu'il y ait toujours des voyages dans le temps !

En bref, ce fut une suite à la hauteur de ce que j'en attendais, et, comme toujours, je suis pressée de découvrir la suite. Je vais essayer de faire un peu durer le plaisir tout de même, car je ne sais pas quand sort le tome 3… Alors, l'attente sera longue après le 2...

Le Manoir, l'exil
 

jeudi 20 juillet 2017

Vingt-huit #1

Auteur Sophia Laurent
Titre Vingt-huit
Année 2017
Genre Fantastique
Pages 104p.

Elle s’appelait Olivia. Désormais, elle est Vingt-huit, un Chiffre destiné à tuer ou se faire tuer.
Auprès de trois alliés, elle va devoir apprendre à manier son nouveau pouvoir pour lutter contre des dangers aussi extrêmes les uns que les autres. 
L’un d’eux : Erebe… et sa soif d’abattre Olivia, son opposé.

Avant tout, merci à Sophia Laurent pour la découverte de ce texte.

J’ai lu ce livre en un rien de temps, pour deux raisons : la première est que, évidemment, j’ai aimé ; la seconde, que le livre est très court. À mon avis, il l’est même un peu trop, car j’ai eu l’impression que les personnalités des personnages n’étaient qu’effleurées et que les péripéties étaient vite mises en place pour passer à la suite.

Ce livre était une course du début à la fin. Impossible de se poser car il y a toujours de l’action, et cela apporte un rythme très appréciable au roman. Je n’ai pas pu le poser car je ne pouvais pas m’arrêter à un moment ou à un autre : aucun temps-mort ne le permettait ! Il fallait que je continue à lire, tout simplement. Mais comme on ne prend pas le temps de rencontrer les personnages, on a parfois du mal à croire que des liens forts puissent se tisser entre eux.

Heureusement, cela ne retire rien au fait que j’ai passé un bon moment, car l’histoire en elle-même m’a beaucoup plu. Elle m’a fait penser légèrement à une autre intrigue, plutôt science-fiction, dont j’avais adoré le tome 1, mais l’exploitation et la thématique générale diffèrent, ce qui permet de vraiment les distinguer rapidement et d’oublier qu’il y a eu une légère similitude.

Le texte commence fort, avec Olivia qui se réveille en plein champ, habillée d’une blouse d’hôpital, et qui n’a absolument pas le moindre souvenir des derniers instants qui l’ont menée là. Ensuite, de fil en aiguille, elle rencontre les personnes qui lui permettront de répondre à ses questions : pourquoi l’appelle-t-on Vingt-huit, pourquoi les personnes qui la croisent semblent avoir des pouvoirs, en a-t-elle, quel est son rôle dans tout ça ? On comprend finalement très vite, sans que l’auteur ne cherche à mettre trop de suspense, et l’on se laisse prendre au jeu de cette intrigue particulière et l’on suit Olivia et ses nouveaux amis avec plaisir.

C’est donc une lecture qui m’a bien plu, car elle mettait en scène une histoire originale, avec un style très agréable et fluide. Toutefois, j’aurais aimé que l’auteur creuse un peu plus la personnalité des personnages, qu’elle les « pose » un peu plus au début du récit pour justifier de leurs liens respectifs. Mais dans la globalité, ce fut un bon moment de divertissement !

Vingt-huit

lundi 17 juillet 2017

Like me, chaque clic compte

Auteur Thomas Feibel
Titre Like me, chaque clic compte
Année 2015
Genre Jeunesse
Pages 190p.

Fais-toi des amis, gagne des points et deviens la star d'ON SHOW !
Jana, Caro et Eddie s'inscrivent à un concours organisé par le réseau social ON. Le vainqueur deviendra le présentateur d'une émission de webtélé. Pour l'emporter, il faut réunir le plus de points en postant des vidéos et des photos. Les trois collégiens s'allient pour augmenter leurs chances. Mais, bientôt, Caro est prise de doutes : Jana va trop loin, elle semble prête à tout pour gagner. Malgré tout, elle-même ne parvient pas à s'arrêter. La quête des like devient un besoin irrépressible...

Voici une histoire bien jeunesse qui jure un peu avec mes habitudes de lecture. Ce qui m’a tentée, c’est la façon dont l’auteur allait traiter la problématique des réseaux sociaux, des limites à ne pas franchir et du paraître.

J’avoue que pour un jeunesse, je n’ai pas été déçue. Bien sûr, cela aurait pu aller beaucoup plus loin, alors que c’en est resté à du plus ou moins concevable. Mais tous les aspects ont, je pense, été traité et montrent bien les côtés plutôt mauvais des réseaux sociaux : de celui qui réinvente complètement sa vie à l’autre qui fait la chasse aux images les plus horribles quitte à rabaisser voir faire du mal à ses camarades, en passant par celui qui ne voit que le profit dans l’affaire, on a une montagne d’aspects négatifs qui s’ajoutent les uns aux autres.

En voyant ça, l’on se rend compte de l’étendue de la bêtise des personnes qui ne vivent que par et pour les réseaux sociaux. Ils en oublient complètement la réalité, la tangibilité d’une amitié, ou même les limites entre ce qui est bien ou mal, public et privé. Tout ceci est mis en avant au travers de situations qui pourraient être réelles (et qui l’ont peut-être été, hélas, pour certains), sans a priori de jugement.

À chacun de se faire sa propre opinion, même si le récit est tourné de telle sorte à critiquer le système. Ce livre est à la portée de tous et permet de vraiment mettre en avant les dangers d’internet, surtout chez des jeunes qui ne réalisent pas encore toujours l’impact de leurs actions sur les autres.

vendredi 14 juillet 2017

La malédiction d'Ariane

Auteur Rose P. Katell
Titre La malédiction d'Ariane
Année 2017
Genre Fantastique
Pages 238p.

Cassie a un secret. Depuis la mort de ses parents, elle est hantée par un cauchemar. Chaque nuit ou presque, elle voit un homme se jeter sous un train et entend une mystérieuse voix l’implorer de lui venir en aide. Hélas, elle n’y parvient jamais… Jusque-là sans conséquence, ce rêve prend une tout autre réalité quand le train qui amène sa grand-mère, avec qui elle s’est brouillée par le passé, se révèle être celui qui percute cet individu. Les choses se compliquent encore plus quand Cassie réalise qu’elle seule a assisté à l’incident et qu’il n’y en a aucune trace. Incapable d’oublier ce qu’elle a vu, intriguée par sa grand-mère qui semble au courant pour son cauchemar, elle décide d’enquêter. Qui est cet homme ? Pourquoi est-elle la seule à pouvoir le voir ? Et que sait exactement sa grand-mère ? Autant d’énigmes qu’elle va s’efforcer de résoudre.

Ce livre est une petite merveille ! Et je pèse mes mots ! Je pense d'ailleurs que je ne vais pas aller plus loin dans ma chronique... Ah si, vous voulez savoir quand même ? Bon, d'accord...

En général, quand on lit un texte auto-édité, on s'attend à un ou deux petits ratés : un texte avec une mise en page pas tout à fait correcte, ou des erreurs de typographies ou d'orthographe car tous les auteurs auto-édités ne font pas appel à un correcteur professionnel. En somme, ça se voit... mais là, j'ai été bluffée, car je n'ai rien à dire sur la forme. Tout est parfait.

Ce souci du détail se retrouve d'ailleurs dans l'histoire. On sent que l'auteur a fait bien attention à chaque détail pour nous offrir un récit qui s'organise bien, avec des péripéties au bon moment, juste assez de mystère pour nous scotcher à son histoire et un style tellement agréable qu'il vous emporte tout le long du roman.

En plus, j'ai adoré cette histoire. Elle est tellement intéressante ! Cassie se retrouve dans une situation très difficile et découvre peu à peu son histoire, son futur rôle à jouer. Et j'avoue que, si je m'attendais à la tournure que cela prendrait, je ne m'attendais pas du tout par contre à un tel final. C'était juste très beau et plein d'espoir.

En bref, c'est un livre à lire. Il m'a transportée et m'a permis de passer un excellent moment. Tentez le coup !

mardi 11 juillet 2017

Flora Banks

Auteur Emily Barr
Titre The One Memory of Flora Banks
Année 2017
Genre Jeunesse
Pages 369p.

DIX - L’âge que j’avais quand mon cerveau s’est détraqué.
HUIT - Années de validité de mon passeport.
SIX - Le nombre de personnes qui me cherchent au Spitzberg, dans l’Arctique.
QUATRE - L’âge auquel j’ai rencontré ma meilleure amie. Je ne dois plus jamais l’appeler, ni lui envoyer de SMS.
DEUX - Deux cailloux noirs. L’un m’appartient, l’autre est à Drake. Je le rejoindrai, où qu’il soit.
UN - Un souvenir. C’est tout ce qu’il me reste.

Cela faisait trois fois que je lisais le résumé de ce roman à la bibliothèque, et je l’ai reposé deux fois car je ne voyais pas du tout de quoi pouvait parler ce livre. Mais la troisième fois, la tentation fut plus forte. Je devais savoir, et je ne regrette absolument pas de m’être laissée tenter !

Attention aux spoilers, car il est impossible de parler de ce livre sans en révéler certaines choses.

Flora est une jeune fille incroyable. Atteinte d’une amnésie antérograde, elle ne peut retenir les événements que sur une période de deux ou trois heures. Jusqu’au jour où elle se souvient d’un baiser, avec Drake, sur une plage. Et c’est là que tout commence, bien évidemment. Même si les choses se mettent en place assez lentement, on est tout de suite embarqué dans la vie de Flora, qui est vraiment particulière.

J’ai beaucoup apprécié que l’on puisse tout voir via le point de vue de Flora, tout en ne souffrant pas de multiples répétitions (il faut quand même qu’elle réapprenne tout ce qui lui arrive plusieurs fois par jour, on aurait donc pu avoir de nombreuses boucles). Tout est bien mis en place et l’on suit avec plaisir le cheminement de ses pensées. De plus, pour nous mettre bien en condition, l’auteur ne nous dit pas tout de toutes les journées de Flora. On découvre des choses après coup, comme elle !

L’histoire est, je l’ai dit, un peu longue à se mettre en place, mais c’est pour moi une qualité : car l’auteur a pris son temps pour bien positionner la problématique, le concept. On ne comprend que mieux la jeune fille, et on compatit à ce qui lui arrive. On s’embarque dans son histoire avec elle, et on espère, avec elle, arriver au but. C’est vers une belle victoire sur soi-même que l’on se dirige.

Et bien sûr, on s’est rendu compte au fur et à mesure que des choses importantes sont cachées à Flora. Cela permet de mettre en place une révélation finale juste incroyable. C’était tellement bien amené, tellement horrible et beau à la fois que l’on ne peut pas imaginer une plus belle fin pour ce texte juste magnifique. Lisez-le, vous ne le regretterez pas !

samedi 8 juillet 2017

Les travaux d'Apollon #1 – L'oracle caché

Auteur Rick Riordan
Titre The Hidden Oracle
Année 2016
Genre Fantastique, Mythologie
Pages 455p.

Zeus punit Apollon en l'envoyant sur terre, à New York, transformé en adolescent de seize ans. Pour survivre à ses nombreux ennemis et obtenir le pardon de Zeus, Apollon demande de l'aide à Percy Jackson et à la Colonie des Sang-Mêlé.

Quel énorme plaisir que de retrouver à nouveau cet univers ! J'avoue que, après Percy Jackson, j'avais, comme pour Héros de l'Olympe, une petite appréhension. La découverte de nouveaux personnages et la peur de moins voir les anciens se sont fait sentir. Mais j'ai adoré ce début de saga, plus encore qu'Héros de l'Olympe.

Pourtant, les anciens, on n'en voit pas beaucoup. Percy a le droit à une mini-scène au début (où il n'est pas du tout à son avantage... mais qu'est-ce que j'ai ri !) et une à la fin. Nico est là quasiment tout le long, Rachel apparaît de temps en temps, et l'on revoit Léo à la fin. Les autres, rien, nada.

Mais le personnage d'Apollon remplit l'espace à lui tout seul ! Il est aussi insupportable qu'attachant. Le discours est en effet à la première personne. On découvre donc toutes les pensées du dieu, et on peut dire qu'il a la tête aussi grosse qu'un volcan ! Mais, en même temps, il a ce petit quelque chose qui le rend attachant, et qui fait qu'on a envie de le plaindre. Très étrange ! Ah, et du fait de l'utilisation de ce personnage, le style en est rendu très amusant. J'ai ri plus d'une fois face à l'ironie et à la légèreté utilisées par l'auteur !

L'histoire, enfin, est la continuité même de la saga précédente. On retrouve les personnages après la défaite de Gaia, les Oracles sont muets, Apollon a été puni car il fallait bien un coupable. Ainsi, on ne peut pas qualifier cette nouvelle saga de "on reprend les mêmes et on recommence". Non, il s'agit bien d'une suite, avec de nouvelles aventures, du suspense, et de nouveaux personnages ou d'anciens que l'on revoit sous un autre jour !

Encore une fois, c'est un texte que j'ai adoré, et j'ai vraiment vraiment hâte de découvrir la suite !

Les travaux d'Apollon

mercredi 5 juillet 2017

Le masque du silence #1

Auteur Charlène Gros-Piron
Titre Le masque du silence
Année 2012
Genre Fantastique
Pages 472p.

La famille Esperanza est une famille particulière, elle est issue d’une lignée maudite depuis 200 ans par Napoléon. Une génération sur deux est choisie pour recevoir le pouvoir.
C'est ainsi qu'Hélène, suite au décès de sa grand-mère, devient la détentrice du pouvoir. Elle qui n'a jamais désiré l'être, elle fera tout pour cacher ses dons à sa famille, grâce à l’aide de Fa, son chat garde-du-corps doté de parole qui est aussi son meilleur ami.
Mais lorsque des mèches blanches, signe qu'elle possède la magie, apparaissent dans ses cheveux, la colère éclate, et Cybèle, la cousine d'Hélène, devient sa pire ennemie.
Prisonnière d’un masque blanc la rendant totalement muette, Hélène découvre qu’elle est l’héritière du trône de la reine, à la tête de la société des enchanteurs. Seul le Prince Charmant pourra la libérer de ce masque… autant dire qu’Hélène n’est pas particulièrement ravie à cette idée.

Avant toute chose, je souhaite remercier Anyway Éditions, qui m’a permis de découvrir ce titre très sympathique.

Je pense que ce livre se démarque par son originalité. Déjà, à la lecture du résumé, je trouvais que l’idée était là, que l’histoire ne serait pas comme tous les titres du même genre que j’ai pu lire jusqu’à présent. Et je ne me suis pas trompée : il y a une vraie intrigue derrière ce tome, et vous ne pouvez pas savoir ce qui vous attend, car la mythologie est de plus en plus vaste au fur et à mesure de l’avancée de l’action. Ainsi, lorsque vous faites la connaissance d’Hélène, elle vous explique ce en quoi consiste son monde, et petit à petit vous en découvrez un peu plus.

Les concepts sont sympathiques ; le principe de la SE, la politique et les acteurs sont tous très intéressants et je ne me lassais jamais d’apprendre toujours plus comment évoluait ce monde. En plus, l’histoire d’Hélène s’inscrit très bien dans le contexte et l’on n’a pas un écart entre le personnage et l’univers. Elle prend sa place comme il le faut, même si au début elle a un peu de mal à l’accepter. Les péripéties et l’action sont également au rendez-vous, alors de ce côté j’étais vraiment satisfaite.

Un de mes personnages préférés reste incontestablement Fasolasi. Ce chat est juste incroyable ! Je l’adore, même si j’avoue avoir eu des réminiscences d’une autre histoire mettant en scène un chat, fidèle compagnon d’une célèbre sorcière. Mais je vais passer sur cette coïncidence, car j’adore ce matou. Ce que j’ai moins aimé, c’est la narration. J’ai trouvé qu’Hélène y allait trop loin dans les digressions, les noms d’oiseaux, les insultes et j’en passe. Un peu, ça va ; là, c’était exagéré, et j’ai même eu l’impression qu’il y en avait de plus en plus au fur et à mesure de l’histoire. Hormis m’énerver, cela n’apportait rien.

Pour le reste, rien à dire. Le style est clair et percutant, et je ne pouvais pas vraiment lâcher le roman tant l’histoire me plaisait. Ce fut donc pour moi un plaisir, et j’espère pouvoir découvrir la suite rapidement !

Le masque du silence
 

dimanche 2 juillet 2017

Le Manoir #6 – Alec et le strigoï

Auteur Évelyne Brisou-Pellen
Titre Alec et le strigoï
Année 2015
Genre Fantastique, Jeunesse
Pages 448p.

Alec, Evan et Ariane arrivent au Manoir en croyant être sur une île nommée « Grande-Terre ». Ils viennent de vivre une histoire traumatisante sur leur île… Alec, l’aîné, se sent alors protecteur envers son frère et sa soeur, des jumeaux de six ans. Les trois enfants s’installent dans le parc mais suscitent rapidement la curiosité et l’inquiétude des pensionnaires du Manoir qui veulent comprendre qui sont ces nouveaux venus. En plus, leur arrivée a déclenché un évènement imprévu : le réveil du vampire Vlad, qui a visiblement quelque chose à voir avec eux….

Et voici le sixième et dernier tome de cette saga que j’aime. Que je suis heureuse de l’avoir lue en moins d’un mois, et que je suis triste de l’avoir déjà terminée. Mais je ne pleure pas tout de suite, car il y a une saison 2 ! Et heureusement, vu la fin !

Tous les épisodes de la première saison se sont terminés sur une réelle fin, sans avoir de cliffhanger… sauf peut-être vers les derniers, mais c’était tellement léger qu’on ne s’arrachait pas les cheveux dans l’attente de la suite. Là, on ne peut juste pas attendre la suite. La fin est trop improbable et remet tout en jeu ! J’ai eu très très peur pour un de nos personnages, et je suis horrifiée de voir ce à quoi cela a conduit. Mais comment vont-ils faire ?

OK, j’ai commencé par la fin ! Bon, reprenons : avant cette fin effroyable, nous avons fait la connaissance d’Alec et de ses jeunes frères/sœurs, Ariane et Evan. Ils sont bien mystérieux, sont complètement indépendants et ont décidé de construire leur propre habitation à l’extérieur du manoir, mais aussi de gagner leur vie et de faire du troc pour obtenir de quoi subsister. Tout cela laisse à penser qu’ils viennent de temps très très (très très) reculés.

J’ai beaucoup aimé l’histoire les concernant. L’auteur a vraiment pris le temps de bien soigner leur intrigue, en mettant en place des éléments ayant tous une importance pour la suite. En plus, les nouveaux arrivants étant très jeunes, l’histoire a un peu fait le focus sur les jeunes du manoir, et le point de vue adopté n’en était que plus amusant et intriguant. Pour contrebalancer, toutefois, l’on découvre des personnages bien plus maléfiques que précédemment. Les ennemis sont de taille, mais nos jeunes sont plus forts !

Allez, encore un excellent tome qui m’a donné bien du plaisir. Vivement la lecture de la suite : ça va être difficile d’attendre !


Le Manoir
     

jeudi 29 juin 2017

L'impasse

Auteur Estelle Tharreau
Titre L'impasse
Année 2017
Genre Thriller
Pages 260p.

Au cœur de Chanzy, ville minière en plein déclin, trois femmes, deux hommes et un enfant se partagent une cour baptisée « l'Impasse ». Tous ne survivront pas à la haine qui les lie.
Revenu sur les lieux de son enfance, le policier David Bertal suivra, au fil des vengeances et des trahisons, le chemin qui le conduira à affronter les acteurs de son passé.
Mais, entre doutes et remords, parviendra-t-il à déchirer le voile noir qui entoure la vie et les secrets de ceux qu'il a aimés autrefois ?

Avant tout, merci aux Éditions Taurnada de m'avoir permis de relire un nouveau texte d'Estelle Tharreau. J'avais tellement aimé Orages qu'il me fallait découvrir un autre texte de cette auteur !

Quel plaisir de retrouver la plume d'Estelle Tharreau. Je savais que j'allais passer un bon moment, et je ne me suis pas trompée. Le début commence avec une mise en place des personnages. Il y en a beaucoup, il faut l'admettre, et je me suis de temps en temps un peu mélangé les prénoms, mais au final, avec le contexte et l'histoire de chacun, on finit par s'y retrouver.

Chacun des personnages est très travaillé pour nous faire frissonner ou nous faire compatir. Leurs histoires personnelles sont tellement importantes qu'elles prennent le pas sur tout le reste. Mais bien évidemment, on ne sait pas tout. Petit à petit, on découvre que ce que l'on voyait en surface nous cachait bien des choses, que ce qu'on croyait au premier abord était bien plus complexe.

Et petit à petit, on rentre dans la vraie histoire des personnages, leur petit "Dallas" personnel, qui fait qu'un drame se produit, et qu'il y a derrière cette histoire des personnes en souffrance qui ont besoin de liberté. David aura à faire des choix, dans tout ça ! Et j'ai trouvé qu'il réagissait vraiment bien !

Comment vous parler de ce livre sans tout vous révéler ? Car si je dis quoi que ce soit, vous pourriez découvrir le pot-aux-roses, et ce n'est pas le but. Le but, c'est que vous le lisiez. Vite !

lundi 26 juin 2017

Chroniques d'un Saint Exorciste #1 – La marque des cinq

Auteur Dana B. Chalys
Titre La marque des cinq
Année 2016
Genre Fantastique, Ésotérique
Pages 258p.

Depuis des siècles, dans le secret le plus total, une branche occulte de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem combat les forces démoniaques avec l’aide de ses chevaliers exorcistes. 
À seulement vingt-six ans, Nathan est le plus puissant d’entre eux, le Saint Exorciste, celui que l’Enfer craint par-dessus tout à cause de sa particularité unique : sa main droite manipule les forces divines tandis que sa gauche maîtrise les infernales. Mais que cache véritablement son pouvoir ? Et pourquoi les lieux de ses derniers exorcismes semblent former le début d’un immense pentagramme en plein cœur de Toulouse ? Se pourrait-il que les deux soient liés ? 
Comme si les ennuis n’étaient déjà pas assez nombreux, le Destin décide de mettre sur sa route une étudiante qui ne possède aucun don sinon une chance insolente. Détail qui pourrait bien lui sauver la vie à l’heure où les démons se font plus menaçants que jamais.

Avant toute chose, je souhaite remercier Dana B. Chalys, qui m'a permis de découvrir son texte.

À la lecture du résumé, je n'ai pas hésité une seule seconde : je devais le lire. Fan d'ésotérique, je peux difficilement laisser passer des titres comme ceux-là sans m'y arrêter, car je sais que je vais adorer. Des mystères, des démons, des anges… peu importe la thématique traitée par l'auteur, j'y trouverai mon compte. Et puis en plus, ça se passe à Toulouse, quoi !

Cette fois n'a pas fait exception. J'ai beaucoup apprécié l'histoire mise en place. Elle était très bien amenée, pleine de mystère dès le début, et j'avais tout simplement envie d'en savoir toujours plus, si bien que ma lecture a été très rapide. Peut-être trop, car j'aurais aimé en profiter plus, mais c'est une autre affaire.

Les titres de chapitre concernant Donna m'ont beaucoup amusée, car ils me mettaient en condition quant à son état d'esprit. Au moins, le ton était donné, et de son côté, c'était plutôt léger et drôle au début. Cela permettait de créer un contraste avec la noirceur des chapitres concernant Nathan, plus graves, car les événements sont aussi plus délicats.

Et vers la moitié, tout change. Tout s'accélère avec la rencontre des personnages clefs, et avec la révélation, des péripéties plus intenses pointent le bout de leur nez. Mais là, ma lecture s'est accéléré, et en un rien de temps, c'était hélas terminé. Trop court, vraiment trop court. Heureusement, c'est un tome 1. Donc il y a une suite !

J'ai trouvé ce tome bien équilibré. On avait juste ce qu'il fallait de noirceur, d'humour, de mystères, de peur, d'amitié pour me combler et me garder captivée du début à la fin du roman. Un ou deux petits indices ont d'ailleurs été casés vers la fin afin de nous donner envie de continuer la saga : et donc… à quand la suite ?

Chroniques d'un Saint Exorciste