lundi 16 octobre 2017

Victor Coste


Depuis le temps que je voulais découvrir cette histoire, c’est enfin chose faite. Une petite note rapide, donc, sur cet ouvrage que j’ai bien apprécié.

L’auteur connaît bien son domaine, car d’après ce que j’ai lu, c’est un policier. Ce que je peux dire, c’est que ce livre le démontre bien, de par le vocabulaire employé et la multitude de détails qui nous permettent de vraiment nous immiscer dans l’histoire. Ajoutons à cela la fluidité du style, et vous obtenez un livre que vous ne pouvez pas arrêter de lire !

Dès les premières pages, j’ai été prise par l’intrigue. Un cadavre qui se réveille à la morgue, ce n'est pas très banal, donc ça retient forcément l’attention. Presque autant que le nom du mort vivant, mais ça, c’est du hasard. Rapidement, le ton du roman est donné, une nouvelle mort atroce survient, et les briques se superposent peu à peu pour nous emmener dans une enquête qui m’a beaucoup intéressée, car elle jouait beaucoup sur les relations humaines.

Notons que cette enquête est d’ailleurs accompagnée par une problématique plus « politique » et proche de Coste, ce qui donnait un petit effet « complication » qui n’était pas pour me déplaire. Le personnage principal avait bien du souci à se faire, entre l’enquête en cours, les découvertes des pourris en interne qui faisaient leur tambouille sans se douter qu’il y aurait des répercussions, et son histoire naissante avec Léa. Coste est au centre de tout et doit tout gérer. Il se démène comme il peut, et j’ai bien envie de le revoir dans une autre intrigue, histoire de continuer sur ma lancée.

Ça tombe bien, Code 93 n’est qu’un premier tome. À suivre, donc !


Voici le second tome des aventures de Victor Coste, et une nouvelle de fois, j'ai passé un bon moment. Il faut dire, quand même, que ce tome commence fort, même si ce n'est pas aussi fou que le premier (comment tenir la comparaison face à un cadavre qui se réveille pendant son autopsie ?). Cette fois, on a droit à plusieurs morts et à une machination laissant à penser que des tas d'horreurs vont encore se produire.

J'avoue que le premier grand méchant que j'ai vu dans ce livre m'a tuée (vous avez vu le jeu de mots ?). D'abord, car c'est un gamin et, ensuite, parce qu'il a une conception particulière de l'utilisation des micro-ondes... Heureusement que c'est de la fiction, sinon j'aurais tué ce gamin de mes mains... J'ai toutefois été surprise de tous les bouleversements et revirements de situation lors de l'intrigue : on passait d'un protagoniste à l'autre pour réaliser petit à petit que nous étions dans quelque chose de vraiment gros ! Et la situation a fini par se stabiliser sur un personnage que j'ai très vite détesté. Comment peut-on être aussi vil ?

Le style est sympa et l'écriture fluide, ce qui nous permet de bien nous immiscer dans l'histoire et de suivre avec intérêt les personnages, autant d'un point de vue professionnel que personnel... D'ailleurs, je n'aurais jamais cru que cela évolue dans ce sens entre Victor et Léa ! Enfin, l'intrigue tient la route, même si parfois cela semble complètement surréaliste, dans le sens où jamais je n'aurais pensé que la quête de pouvoir puisse aller aussi loin... J'espère que ce n'est pas tiré d'une histoire vraie (ou de plusieurs) qu'aurait vécue l'auteur au cours de ses enquêtes, sinon j'aurais bien peur ! En tout cas, niveau divertissement, j'ai été bien servie avec ce titre !

samedi 14 octobre 2017

Nous danserons encore sous la pluie


Merci à Valérie Bel.

J’ai été attirée tout de suite par la couverture de ce roman. Avant tout, cette image en noir et blanc et ces parapluies rouges m’ont donné envie de découvrir son contenu. Je me suis figuré une histoire d’amour triste, un drame avec une once d’espoir, et cette impression était accentuée par le titre. Le résumé a finalement achevé de me convaincre. Et je ne le regrette pas, car cette lecture fut magnifique.

Je pensais que ma lecture serait assez longue, car dans un texte contemporain empreint d’émotions comme celui-ci, l’auteur prend généralement son temps pour poser chaque sentiment. Ce fut le cas, l’auteur a bien tout décrit comme je l’attendais. Mais j’ai lu ce texte à vitesse grand V. J’étais tellement dans l’histoire que je n’arrivais pas à lâcher mon livre… et en un rien de temps, c’était déjà fini. J’aurais aimé qu’il fasse au moins 1000 pages de plus tellement j’étais bien avec ces personnages, cette plume, cette intrigue.

L’histoire est très forte, et l’on s’imagine très bien chaque scène. Le désarroi de Marie, le comportement inimaginable de Damien, mais aussi le ballet des personnages secondaires qui tentent tous de récupérer leur « petit bout de gras » de cette situation. Quel courage a-t-il fallu à notre héroïne pour réussir à surmonter toutes ces épreuves ! Et avec classe et pudeur, en plus, car elle est toujours restée droite dans ses bottes, s’est toujours contenue pour respecter l’espace de Damien. J’étais admirative.

C’est un peu ce que j’ai ressenti dans ce roman : des émotions, beaucoup ; de l’injustice, un peu ; et une certaine humilité face à la vie et ce qu’elle apporte de bons, mais aussi de mauvais. Des événements difficiles sont relatés avec simplicité, pour montrer que l’on peut surmonter absolument tout. Avec du temps, avec de l’envie, avec des décisions ou des concessions aussi. Si vous avez la possibilité de lire ce livre, n’hésitez pas. Vous ne le regretterez pas.


jeudi 12 octobre 2017

Charlie et la chose de la nuit


Merci à Nats Éditions.

Je n'ai pas l'habitude de lire beaucoup d'album jeunesse, mais en ayant parcouru celui-ci, j'ai l'impression qu'il n'est pas si « jeunesse » que ça. La longueur du texte m'a interpellée, ce qui me laisse à penser qu'il faut que les enfants aient déjà un certain âge pour appréhender le texte.

L'intrigue est, elle, très jeunesse et part dans tous les sens, car Charlie a sans cesse de nouvelles idées. C'est amusant à voir, même si sans plus pour moi. Par contre, l'écriture de l'auteur est vraiment superbe, comme toujours : Sonia Bessone sait manier sa plume pour les adultes comme les plus jeunes.

Les dessins, enfin, ne m'ont pas trop parlé. Je ne les ai pas trouvé à mon goût : ils manquaient, pour moi, de la finesse dont sait faire preuve Jean Caraglio. Mais ce n'est bien sûr que mon avis !


mardi 10 octobre 2017

La clé d'Oriane


Merci à Leslie Héliade.

En lisant le résumé, j’ai tout de suite été tentée et ai donc accepté ce service presse sans hésiter. Il me faisait un peu penser à un livre que j’ai adoré, ALE 2100, et je voulais voir à quel point il serait ressemblant… ou différent. Au final, il y a une belle ressemblance, avec ce joueur un peu outsider qui se retrouve… dans sa situation : la même, en fait – mais je ne peux pas dire clairement laquelle, car sinon ce serait spoiler. Et puis, il y a quand même une différence notable, quand même, vu son emplacement « géographique ».

Très vite, j’ai identifié ce texte à un autre texte que j’ai lu et adoré, Et si c’était vrai, l’histoire de cette femme, dans le coma, qui vient hanter son propre appart’ et qu’il faut donc sauver. Encore une fois, un rappel à une histoire qui m’a plu, mais avec ses spécificités. J’insiste sur le côté différent de ce texte avec les deux mentionnés, car nous n’avons pas un copier/coller ici, et heureusement. Cette histoire est originale, même si j’ai eu l’impression qu’elle s’inspirait de…

Du point de vue de l’histoire, je n’ai pas eu trop de surprise, car tout s’est enchaîné de manière plus ou moins logique. Mais c’était tout de même assez entraînant et addictif. Pourtant, j’avais eu un doute sur les deux ou trois premiers chapitres, qui m’avaient semblé un peu maladroit, comme si l’auteur cherchait comment amener son histoire tout en posant un contexte, mais sans avoir envie de trop le faire car, finalement, ce qui nous intéresse tous, c’est l’action, non ?

Du coup, un début un peu compliqué qui m’a fait me demander si j’allais réussir à m’immiscer dans le texte… et finalement, cela fut le cas. Car l’humour des personnages, et notamment Serrure, ainsi que les situations amusantes nous entraînent et nous donnent envie de continuer notre lecture, pour savoir ce qu’il adviendra de Serrure.

En bref, ce livre m’a offert un moment de bonne détente, et je ne regrette absolument pas de l’avoir lu. Une découverte bien sympa !


dimanche 8 octobre 2017

Geek Girl


Ce livre n’aurait jamais dû apparaître sur ce blog, car je ne lis que peu de titres de ce genre… enfin, sauf que j’ai l’impression de me répéter, là ! Peut-être que mes goûts changent et qu’un peu de superficialité fait du bien à mon moral. Quoi qu’il en soit, quand je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque, j’ai lu le résumé et me suis dit que, finalement, je devais le lire.

Car, en fait… je suis une geek. Et je ne sais absolument pas comment j’aurais réagi à la place d’Harriet. Déjà car cela n’aurait pas été possible (on est quand même dans le summum du surréaliste !), et ensuite car je suis d’accord avec elle : la mode, ce ne sont que des vêtements ! Et on ne frappe pas, s’il vous plaît, là n’est pas le but de cet article ! Du coup, je me suis dit qu’Harriet allait être un personnage auquel je pourrais vite m’identifier… sauf qu’elle est bien pire que moi. Elle est le stéréotype même du geek, et c'était juste trop rigolo.

Rien n’est fait dans la demi-mesure dans ce texte : la geek est très (trop) geek, les guéguerres entre les lycéennes sont tout aussi téléphonées, et le milieu de la mode tellement... comme on peut l’imaginer : complètement loufoque et absolument pas sain. Mais l’auteur ne s’est pas arrêtée là, dans la mesure où elle passe même d’un langage très complexe à du superficiel extrême (ce qui est peut-être un peu trop, pour le coup).

En tout cas, cette lecture fut amusante et rafraîchissante. Ce n’est évidemment pas le livre de l’année, mais cela m’a suffisamment plu pour que je me procure à la bibliothèque la suite. Tant qu’à faire, autant continuer à voir quelles épreuves cruelles Harriet devra encore affronter !


Une lettre pour un auteur S.

Ce fut un plaisir que de retrouver Harriet dans ce deuxième épisode de Geek Girl. Une nouvelle fois, je me suis amusée comme une petite folle en parcourant cette seconde histoire. Je la trouve même encore plus folle et délurée que la première, c'est dire !

Cette fois, ce n'est plus tant la différence entre geek et top-model qui est mise en avant, mais plutôt la recherche d'Harriet pour trouver sa place dans le monde : celui de la mode, sa famille qui s'agrandit, auprès de ses amis – les anciens comme les nouveaux. Pour elle, tout est très difficile car son univers semble s'écrouler petit à petit.

Entre Nat qui ne peut pas être là pour l'été, sa famille qui semble ne plus vouloir d'elle, et même son harceleur personnel qui disparaît de la surface de la Terre, son départ à Tokyo ne peut qu'être une bonne nouvelle... à condition de ne pas tout gâcher par des Harrietudes ! Les problèmes s'accumulent, et l'on a du mal à comprendre comment la jeune geek arrive à se mettre dans de telles situations toute seule. J'ai pensé à une machination, à un complot d'état, mais aussi à... elle, tout simplement, car elle en est capable, oui !

Ses interrogations sont légitimes, et finalement je pense que la plupart des jeunes adolescentes se posent la même question, parfois. Geek Girl s'adresse à tous, avec bonne humeur et humour, afin de nous faire passer un bon moment. Encore une fois, pour moi, ce fut une franche réussite. Vivement le tome 3 !


Eh bien, je n'aurais jamais pensé devenir accro à une telle série et finir les livres si vite. Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai dévoré à une telle vitesse que je n'ai même pas compris ce qui m'était arrivé. Ce tome était juste super, et pourtant j'ai eu envie de donner des claques à Harriet, cette fois !

Harriet n'est plus mannequin, et sa vie va changer. Elle va rejoindre un lycée avec Alexa, son ennemie, tandis que Natalie intègre une école de mode... Enfin, c'est ce qu'elle croit. En réalité, elle déménage aux États-Unis avec sa famille car son père y a trouvé du boulot. New York, c'est le rêve pour une geek qui veut tout savoir sur tout, non ? Sauf que, là encore, rien ne se passe comme prévu.

De déception en déception, Harriet repart dans ses Harrietudes et pense à nouveau que tout le mone la déteste, y compris son amoureux. Lors d'un nouveau shooting, car Wilbur ne pouvait décidément pas se passer de son Bébé-Bébé-Panda, elle se met en tête de le rendre amoureux d'elle avec l'aide de Kenderall... Elle aurait mieux fait de s'abstenir, car cette dernière est encore plus paumée qu'elle !

Cela donne lieu à des scènes très drôles, et j'avoue m'être régalée des erreurs d'Harriet, mais je la trouve tellement perdue : n'a-t-elle pas compris les sentiments de Nick au dernier tome ? Pourquoi douter encore ? N'a-t-elle pas compris qu'elle est importante pour sa famille et qu'ils ne veulent que son bien ? Pourquoi leur faire encore des cachotteries ? La jeune fille de seize ans a encore bien du chemin à faire pour devenir l'adulte qu'elle voudrait être.

vendredi 6 octobre 2017

Voyageuse


Merci à Iman Eyitayo.

Je suis tellement contente d'avoir pu lire le petit dernier d'Iman Eyitayo, qui me fait voyager si loin à chaque lecture (et là, c'est le cas de le dire !).

Encore une fois, j'ai été conquise. Le monde inventé dans ce roman est extrêmement bien pensé et imaginé, et j'avoue avoir été surprise par la thématique du chinois, omniprésente dans le récit. Adorant l'Asie, cela ne pouvait que me faire plaisir de voir tous ces noms imprononçables et ces runes très jolies.

Mode humour activé : je pense que l'auteur a quand même un souci avec la thématique du coma, déjà utilisé de manière sympathique dans L'Antichambre des souvenirs, et qui revient ici, mais heureusement traité un peu différemment. Car ce monde n'a plus rien à voir avec L'Antichambre. Ici c'est un purgatoire, et rien que le nom fait froid dans le dos ! Alors, imaginez un peu ce qui peut s'y trouver !

Des âmes à sauver, une mythologie complète inventée à partir de l'astrologie chinoise, de l'humour, une histoire d'amour et des péripéties à gogo. Avec ce titre, il n'y a pas moyen de s'ennuyer, et j'y ai retrouvé tout ce que j'aimais dans les titres d'Iman : des idées recherchées et bien abouties, mais aussi un style très fluide qui empêche de poser le livre.

En bref, voici une nouvelle histoire qu'il vous faut lire. Et quand on sait que l'auteur l'a écrit en un temps record, on applaudit la qualité de l'ouvrage !

mercredi 4 octobre 2017

Sans un cri


Voici un titre que ma sœur a choisi pour moi à la médiathèque. Ni elle ni moi ne l’avions lu, mais elle était tentée par le résumé, et en le lisant, même si je n’étais pas à 100% convaincue, je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Du coup, je l’ai lu avec beaucoup d’a priori au départ.

Les premiers chapitres ne m’ont pas aidée. Je trouvais l’approche très étrange, limite loufoque, avec ce prêtre étrange et tout ce texte un peu trop proche de la religion catholique. J’étais un peu mal à l’aise, car n’étant pas croyante, je me disais que je risquais d’être vite lassée par cet engouement pro-chrétien. Mais je me suis accrochée, et j’ai vraiment bien fait.

Passé tout ce début un peu bizarre, l’intrigue m’a finalement rattrapée, et j’ai été très touchée par l’histoire de Shell. Cette jeune fille doit se débrouiller seule pour élever son frère et sa sœur après la mort de sa mère, car son père préfère boire et fuir la maison que de s’occuper d’eux. Ajouté à cela quelques déboires amoureux et les conséquences d’amourettes non protégées, Shell se retrouve dans une position plus que délicate.

Ce qui m’a également surprise, c’est la multiplicité des thèmes de ce roman : d’un aspect plutôt pro-religieux au début – qui visait en fait à donner le contexte de l’époque, je l’ai compris ensuite – on passe à un drame, puis à un semblant de roman policier, car évidemment, grâce à la loi de Murphy, tout va de mal en pis pour la jeune fille, comme si elle n’avait pas le droit à un peu de répit après les événements qu’elle a subis…

Les thèmes abordés avaient du sens et étaient traités avec une justesse implacable. Le style permettait de se mettre dans l’ambiance et la sobriété de la plume de l’auteur ne cherchait pas à nous orienter vers tel ou tel sentiment. Certains ne seront peut-être pas touchés comme je l’ai été par l’histoire de Shell, mais je ne pense pas qu’on puisse rester indifférent à cette histoire. Ce fut donc, pour moi, une très belle surprise.


lundi 2 octobre 2017

Cœur de flammes


Merci à Iman Eyitayo.

Cette petite nouvelle est beaucoup trop courte !

J’avais beaucoup aimé le tome 1 (oui, j'ai lu le tome 1 avant de lire cette nouvelle se situant chronologiquement avant le tome 1...) et donc l’idée de me replonger pendant un court instant dans l’univers incroyable de Cœur de flammes était réellement tentant. En plus, en seulement quelques pages, l’auteur arrive à nous réintroduire dans son monde. J'avais l'impression d'y être. Pas de mise en place, juste des éléments concernant la mère d’Aluna et Elena, brisée par le choix qu’elle devra faire pour sauver ses filles.

Certes, nous ne voyons pas énormément Aluna, mais chaque passage en sa présence nous fait fondre. J’ai aussi eu beaucoup de plaisir à retrouver Elena, plus détestable que jamais. Je salue d’ailleurs l’exploit de l’auteur qui a réussi à la rendre si mauvaise en si peu de pages ! Quant à leur mère, que d’émotions ! Elle m’a vraiment peinée, un choix pareil à réaliser est inhumain. Enfin, je n'ai pas apprécié Xerox. Je l’ai trouvé égoïste et peureux ; je l’aurais pensé plus courageux en lisant le tome 1.

Le style est quant à lui toujours très agréable et très fluide. À la limite, il l’est même peut-être trop car nous n’avons pas le plaisir de savourer notre lecture que c’est déjà terminé… Trop peu de pages, vraiment... Vivement la suite, pour que je puisse enfin rassasier ma fin !

En bref, une jolie nouvelle qui permet de découvrir ce moment crucial et cruel qui a séparé Aluna de sa famille. L’horreur de la situation et le choix impossible de sa mère sont réellement bien mis en valeur et nous apportent un petit lot d’éléments très intéressants.


Merci à Iman Eyitayo.

Cette saga promet ! Après avoir découvert une partie du monde d’Iman au travers de L’Antichambre des Secrets, j’avais très hâte de la retrouver dans cette saga. De la fantasy, avec une couverture envoûtante et un résumé alléchant, ça ne peut pas se refuser.

J’avoue avoir toujours été attirée par la dualité des jumeaux, et là, d’imaginer un monde où ils n’auraient pas le droit de vivre, cela me perturbait. Du coup, j’attendais beaucoup de cet aspect du roman, mais j’ai vite déchanté. J’espérais qu’Aluna et Elena soient horrifiées d’être séparées, qu’elles ne supportent pas cette perspective. Et finalement, ce n’est absolument pas ce à quoi je m’étais préparée. Ce n’est pas une mauvaise chose, au contraire, car j’ai été très surprise par ce que l’auteur leur a réservé ! Premier bon point.

Et je vais continuer à distribuer des bons points. Car le monde dans lequel les personnages évoluent est très riche et extraordinairement travaillé. Pas de doute là-dessus : l’auteur a de l’imagination à revendre. Je m’y serai crue, et je me représentais chaque lieu, chaque personnage, chaque événement, tant la plume de l’auteur est efficace. Les descriptions sont très fluides, et on ne s’ennuie pas. Sans compter que le rythme du récit est suffisamment soutenu pour nous proposer des péripéties régulièrement et retenir notre attention.

Là où j’ai parfois eu quelques grimaces, c’est au niveau des dialogues. Certains sont un peu simples et dénotent d’un petit manque de personnalité chez certains personnages. C’est très léger, attention ! Ces petites maladresses passeront, je pense, inaperçues chez la plupart des lecteurs qui n’y seraient pas particulièrement attentifs.

Enfin, le final... Quel final ! Je dois avouer que je l’attendais et le redoutais en même temps. J’espérais vraiment que cela se passe exactement comme ça, car après tout ça devait être comme ça, et pas autrement. Si l’auteur n’avait pas fait ce choix, j’aurais clairement pensé qu’elle serait passée à côté de THE Final. Mais après réflexion, si elle ne l’avait pas fait, j’aurais peut-être été surprise par son inventivité... C’est à ces moments-là qu’on se rend compte que les auteurs sont des magiciens !


J’ai lu le tome 1 de cette saga il y a quelque temps maintenant, et j’avoue que j’avais très envie de me plonger dans la suite. C’est enfin chose faite, et je suis bien contente d’avoir retrouvé cet univers. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi j’ai attendu aussi longtemps. Car la fin du Visage de l’ombre était particulièrement frustrante.

Que l’auteur soit sadique, c’est une bonne chose, car cela avait permis de monter la pression au maximum pour finalement nous faire languir et espérer cette suite. L’histoire reprend d’ailleurs peu après le moment où la coupure avait été faite. L’avantage est que nous avons une partie des réponses à nos questions très rapidement. L’inconvénient est qu’il n’y a aucun rappel des faits.

On imagine toujours qu’une fin frustrante est inoubliable. Ben, c’est faux… J’avais oublié quelques détails, qui me sont revenus au fur et à mesure de ma lecture, petit à petit, mais parfois un peu tard car ils ont créé une petite confusion. Une vérification dans le tome 1 a été une fois ou deux nécessaire. Mais rien de grave !

L’histoire est dans ce second opus très riche. Il se passe énormément de choses, à divers endroits, avec des personnages différents. Toutefois, pas besoin de prendre des notes, car tout est bien défini, et l’on comprend très vite où l’on se trouve, avec qui, on recolle les morceaux très naturellement et on se laisse porter par le récit. Et c’est une bonne chose, car l’intrigue est vraiment très intéressante. On ne s’ennuie pas dans notre lecture.

Deux petits bémols néanmoins, qui m’ont un peu interpellée car, après le premier tome, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait des petites touches d’imperfection. D’abord la structure d’un point de vue ellipse temporelle. J’ai trouvé un léger décalage entre certaines scènes. Par exemple, pour Beth, au début qui voit une ellipse de six lunes dans une simple pause de chapitres, et ensuite, on n’entend plus parler d’elle pendant une partie entière, sans qu’autant de temps se soit passé. Ou alors ai-je mal compris.

Ensuite, cette fin ! Non, quoi, non. Un peu plus de suspense et de frustration étaient demandées à l’accueil ! Après un tome 1 qui m’a donné des palpitations, je me retrouve ici avec une fin… bien… sympathique… mais pas vraiment frustrante ! Argh, rien que pour ça, j’attends le tome 3 avec impatience pour voir si l’auteur va se rattraper ! Entre nous, elle a intérêt !


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Après avoir dévoré les premiers tomes, cette suite était vraiment attendue. Le tome 2 s'était en effet terminé avec un horrible cliffhanger qui m'avait donné envie de trucider l'auteur. Heureusement, elle se rattrape avec une suite à la hauteur des premiers titres, pour une saga qui nous réserve vraiment de belles surprises.

Le tome 3 de Cœur de flammes est un peu moins aventureux que les précédents. La rébellion est au centre des affaires, et chaque personnage se retrouve en fâcheuse posture. Je pense à Elena pour laquelle je ne m'attendais pas du tout à ça, à Aluna qui cherche à tout prix à récupérer les parchemins avec l'aide de Siruth, à Willan aussi qui doit faire les bons choix dans cette guerre. La dynamique entre les personnages est juste parfaite. Je donnerai une mention spéciale au « couple » Aluna/Siruth. Ils sont tellement mignons !

L'intrigue, quant à elle, reste dans la continuité des tomes précédents. On obtient quelques révélations sur certains personnages, on cerne de mieux en mieux le but et les agissements de chacun, mais l'auteur nous laisse juste assez de flou pour qu'on ait un besoin vital de se jeter sur la suite et fin de la saga. À ce moment de ma lecture, j'avoue que je suis prête à tout : au pire comme au meilleur.

Je tiens également à remercier l'auteur qui, pour une fois, ne nous achève pas avec un cliffhanger horriblement insurmontable. Les révélations m'ont plu, mais l'auteur est restée soft... Est-ce une bonne chose ?


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Peu de temps après la sortie du tome 3 de Cœur de flammes, et pour nous faire patienter jusqu'à celle du tome 4, Iman nous offre un petit recueil au sujet de plusieurs des personnages de la saga. Il y a peu de nouvelles, mais certaines nous permettent de comprendre certains enjeux, tandis que d'autres permettent de compléter un peu la saga, par des scènes touchantes et que j'ai personnellement trouvées très intéressantes.

Par exemple, celles concernant Pilenn et Orrïn ou encore Elund et Siruth. Si elles ne sont pas nécessaires à la compréhension de la saga, elles permettent toutefois de nous faire comprendre encore plus le lien entre ces personnages, et d'appréhender mieux leur forte relation. Ils sont plus qu'amis, ils se sont adoptés en quelque sorte.

Celle concernant le père de Beth ne nous apprend rien de réellement important, car nous savons tout de la tragédie qui est advenu dans le passé d'Elena. Toutefois, de voir comment cela est arrivé réellement m'a touchée, et je me suis sentie pleine de sympathie pour lui, et de compassion pour Elena.

Ma nouvelle préférée reste toutefois celle concernant Tamehla. C'est un personnage plutôt secondaire, dont on entend parler plus qu'on ne la voit, mais j'ai été particulièrement touchée par son histoire avec Panadil et Heredil. C'était une histoire triste et mignonne à la fois au début (vous comprendrez cet écart de sentiments en lisant la nouvelle), mais qui a fini tellement tragiquement : là serait la naissance du mal ?

C'est donc un recueil non nécessaire à la compréhension de l'histoire, mais qui permet de nous rapprocher des personnages. Je ne peux donc que vous conseiller de découvrir ces textes, afin de faire durer un peu le plaisir !

samedi 30 septembre 2017

LADM Septembre 2017

Envie de découvrir un nouvel auteur ou tout simplement de relire vos auteurs préférés ? Venez participer à notre lecture mensuelle portant sur un auteur que vous aurez choisi ! En septembre, nous avons lu...


Voici donc ce qu'a décidé de découvrir le groupe :

    

.: Rêver :.
Merry

.: La forêt des ombres :.
Orianna Godefroy

.: Le grand voyage :.
Chantal Mamoun (chronique à venir)

.: La mémoire fantôme :.
Katia KatKat

.: Puzzle :.
Daria Hidès Strange (chronique à venir)

De plus, Katia KatKat a rencontré l'auteur lors d'un salon pendant le mois, et nous a ramené une petite photo pour fêter cela. Bonjour Monsieur Thilliez ! :-)


En octobre, nous lirons Sire Cédric.
Si vous avez envie de nous rejoindre, c'est par ici que ça se passe !

jeudi 28 septembre 2017

Zoo


L'auteur du mois Juillet 2017.
Lire en thème Juillet 2017.

Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman. Pour être honnête, c’est la série TV qui m’en a donné envie, car je l’avais trouvée assez bien faite. Alors, le livre ne pouvait que suivre, et je me disais que j’allais préférer.

Et pourtant, j’ai préféré la série, qui explore bien plus en profondeur la problématique. Dans le livre, on dirait que l’auteur ne fait que survoler certaines choses afin d’offrir une histoire le plus rapidement possible. Je trouve que tout est allé un peu vite, et le découpage y est pour quelque chose : si le début me semblait parfaitement coordonné avec la découverte d’une apocalypse en marche, la suite (après l’ellipse temporelle) m’a semblé un peu effleurée.

Mais n’allez pas croire que je n’ai pas aimé ! Au contraire, avec le recul, je me rends compte que l’histoire est juste différente de ce à quoi je m’attendais, et donc c’était inattendu. J’ai surtout aimé le début, avec ce voyage en Afrique, où les lions attaquaient Oz et où ce dernier a pu rencontrer Chloé. J’ai bien aimé l’ambiance entre ces deux-là dès les premières scènes en commun.

Oz est quand même particulier, comme mec. Entre son singe qui m’a fait mourir de rire (ou m’a rendue triste à certains moments…), son statut qui ne lui permet pas de démontrer au monde qu’une catastrophe arrive et son entêtement à prouver qu’il a raison, on se rend compte qu’il n’est pas banal, et qu’il est en mesure de faire quelque chose : prévenir les gens.

Toute cette phase de présentation du fléau, de la bataille d’Oz pour pouvoir avertir le grand public est ce que j’ai préféré. C’était sympa de voir des difficultés et une inconscience collective. Ce que j’ai moins aimé, c’est toute la partie où Oz se trouve en relation avec le gouvernement pour éradiquer le fléau. À chaque appel, j’avais l’impression qu’une catastrophe allait se produire et qu’on allait le faire taire. Et finalement, tout a coulé... Alors que ça aurait dû être l'anarchie ! Bon, j’avoue qu’il y avait quand même quelques rebondissements. Mais j’aurais aimé en avoir plus.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, par contre, c’est cette fin ouverte. La solution est trouvée, mais prendront-ils tous la bonne décision ? J’aurais tendance à penser, d’un point de vue réaliste, que dans le monde de Zoo, nous serions perdus ! Mais ce n’est que mon avis !

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