dimanche 13 août 2017

Love letters to the dead

Auteur Ava Dellaira
Titre Love Letters to the Dead
Année 2013
Genre Jeunesse
Pages 318p.

Au commencement, c'était un simple devoir. Écrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l'adorait. Et qu'il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour... Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s'est réellement passé, la nuit où May est décédée.

Voici un livre dont j’ai beaucoup entendu parler. Je l’ai vu passer maintes et maintes fois sur les blogs, et j’en ai vu de très beaux avis. Alors, quand je l’ai vu à la bibliothèque, il me semblait normal de l’emprunter pour le lire à mon tour et découvrir ce beau texte.

En fait, je suis déçue. Je m’attendais vraiment à lire un roman qui me marquerait, que je trouverais tellement incroyable que je ne pourrais rien lire ensuite sans ressentir un vide. Mais pas du tout ! Il n’est pas le livre de l’année, pour moi, mais juste un livre qui se laisse lire, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, loin de là.

D’abord, j’ai trouvé la structure en forme de lettres à des personnalités décédées intéressante mais pas forcément très adaptée. Cela ne ressemble pas vraiment des lettres, mais plutôt à un journal intime. L’épistolaire est un genre à part entière que je ne retrouve pas trop ici. Ensuite, Laurel, la narratrice, raconte un peu ce qu’elle veut sans vraiment se soucier de qui la lit, sans vraiment s'adresser à quelqu'un...

Et le début était vraiment long. Je ne voyais pas où elle voulait en venir, et ça m’énervait de ne pas voir de fil conducteur à l’histoire… autant vous dire que j’ai donc eu du mal à entrer dans ma lecture…

Je me posais heureusement une ou deux questions au sujet de May. Cela m’a permis de continuer et de vouloir en savoir plus. Sans ça, j’aurais peut-être abrégé ma lecture. Et en même temps, je me disais que je devrais attendre le dernier chapitre… Mais non ! On l’apprend petit à petit, par indices successifs. Autant vous dire que les derniers chapitres étaient un peu inutiles du coup pour moi, car je savais déjà ce que je voulais savoir. Et, c'est peut-être farfelu, mais je trouve que le point de vue de May aurait dû être abordé. Vu de ses yeux à elle, tout aurait été tellement plus dramatique !

À force d’avancer, la seule chose que j’attendais, finalement, c’était la dernière lettre, celle à May. Mais elle n’était pas spécialement pleine d’émotion non plus. Je pense que j’étais déjà fermée à ce texte, et l’auteur n’a pas su me passionner. C’est dommage, mais cela arrive, tout livre ne peut pas plaire à tout le monde. Next…

lundi 7 août 2017

Pour une meilleure vie #1

Auteur Frédérique Arnould
Titre Pour une meilleure vie
Année 2015
Genre Fantasy
Pages 226p.

Dans un monde régi par une classe de nantis. Les pauvres tentent de survivre à une politique d’oppression. Après la mort de son père, Émie, une fille de la classe inférieure, va tout perdre en se retrouvant propulsée dans ce monde de privilégiés qu’elle déteste plus que tout. Grâce à une rencontre, elle va surmonter sa haine. Elle va apprendre à évoluer dans ce monde hostile, tout en déjouant les manipulations dont elle est constamment la cible et en découvrant son don.

Avant tout, je souhaite remercier Frédérique Arnould, qui m'a permis de découvrir son ouvrage.

J'ai bien aimé cette histoire, qui m'a fait m'évader un peu de mon quotidien et que j'ai lu à une vitesse folle. Pourtant, il y a des petits éléments qui auraient pu me gêner... heureusement, en globalité, ce ne fut pas le cas !

Je constate pour ma part, dans ce texte, une inspiration à un livre très connu au niveau du contexte. Attention, je dis bien inspiration, et non copie. Et ce n'est pas négatif. On retrouve une classe pauvre qui doit se débrouiller comme elle peut pour survivre, par exemple en chassant alors que c'est interdit, et subir une fois par an des prélèvements pour que les magiciens soient repérés, on retrouve aussi des gens qui sont exécutés pour des raisons tellement inconcevables que l'on en déteste les riches... et une classe riche exubérante qui se permet tout.

Le ton est donné, et le monde dans lequel vit Émie est clairement établi. Difficile de ne pas détester les riches, comme elle. Du coup, quand elle se retrouve dans leur monde, et que ses actions deviennent parfois incohérentes, on la comprend et la soutient malgré tout. Et parfois, on a envie de lui donner des baffes car elle ne veut pas réaliser que tout le monde n'est pas contre elle. Entre Alice et Stélios, j'ai trouvé des personnages qui valaient vraiment le coup. Et ça m'a plu. Par contre, pour sa mère, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à une girouette qui changeait d'avis comme de chemise. Son inconstance ne m'a pas aidée à lui faire confiance...

Le deuxième petit point qui aurait pu m'embêter, c'est le triangle amoureux entre Émie, Henri et Stélios. Je ne suis pas très fan de ce genre de situations car elles sont toujours traitées de la même façon : la fille choisit, un des prétendants est content, l'autre est malheureux et va faire des bêtises. Toujours le même schéma, et ici, c'est un peu pareil... sauf qu'une raison extérieure est donnée, et j'ai bien envie de savoir jusqu'où cela va mener ! Émie et son amoureux vont-ils réussir à sauver le dernier membre du triangle ?

Enfin, ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est la prophétie. Émie n'est pas une fille qui se pose des questions. Il y a une prophétie qui pourrait la concerner ? OK, elle fonce et advienne que pourra. Elle ne cherche pas à se demander si potentiellement c'est elle, ou si les conséquences seront dramatiques. Droite dans ses baskets, elle accepte cette idée et se décide à affronter les nantis. Et c'est une personnalité que j'aime beaucoup.

Vous l'aurez compris, c'est un livre que j'ai beaucoup apprécié... J'espère pouvoir, maintenant, lire la suite rapidement !

Pour une meilleure vie


vendredi 4 août 2017

Enfants des Éléments #1 – Chevaucheurs de foudre

Auteur Agathe Roulot
Titre Chevaucheurs de foudre
Année 2012
Genre Fantasy
Pages 484p.

Sandy Stormrider. Elle a tout juste sept ans lorsque ses parents disparaissent sans laisser de traces. Dix ans plus tard, victime de plusieurs mois de cauchemars lors des nuits de pleine lune, elle se découvre un don... hors du commun. Mais loin de la réjouir, ce pouvoir ne lui attire que des ennuis : elle met en danger sa propre famille, dont son cousin Louis. Elle devient la cible d'une secte de fanatiques religieux, les Phénix Noirs, qui traque sans relâche tous les Chevaucheurs de Foudre depuis le Moyen-âge... Sandy devra à tout prix contrôler ses dons au risque de perdre ce qu'il lui reste.

Cela faisait un moment que je lorgnais la saga Enfants des Éléments. C'était un moment tout à fait sympathique.

Le début de l'histoire m'a tout de suite parlé et intriguée. L'auteur entre dans le vif du sujet en nous introduisant la légende sur laquelle se base son univers. Je dis « légende », car c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce prologue : j'avais l'impression qu'il s'agissait d'une histoire des temps anciens qui pouvaient ne pas être si certaine, que certaines zones d'ombre pourraient subsister. Le mystère autour des trois dieux allaient clairement être étoffés par la suite, c'était évident pour moi.

Et ma lecture s'est déroulée de manière tout à fait naturelle. J'ai découvert chacun des personnages grâce à un changement de narrateur à chaque chapitre. Un peu déroutant au début, car l'on passe d'un personnage à l'autre sans une réelle introduction de qui est qui, donc il nous faut rentrer progressivement dans les vies de chacun, pour saisir peu à peu tous les liens qui lient les personnages.

Il faut avouer que la grande « famille » qui est présentée est assez particulière. Je qualifierai même certains de cinglés, mais on finit par s'attacher à la plupart d'entre eux. Sandy essaie tant bien que mal de comprendre ce qui lui arrive, Louis m'a touchée, Alexis m'a interpellée... Amélie, par contre, m'a vraiment agacée. Elle n'a aucune empathie et ne sait pas se mettre à la place des autres. J'avais envie de la claquer assez souvent.

L'histoire est quant à elle assez solide. Certains événements sont un peu « naïfs » selon moi, et j'avais l'impression que l'auteur choisissait la solution de simplicité ou se laissait porter sans chercher à rajouter trop de difficultés. On le voit notamment lors des dialogues, dont certains sont un peu simplistes. Mais cela se laisse très bien lire et notre attention est captée, alors pourquoi pas !

Enfin, j'ajouterai qu'il y a une sorte de faille spatio-temporelle dans le roman. Tout du moins, c'est ce que j'ai ressenti : vu la longueur des événements avant que Sandy ne comprenne réellement qui elle est, je trouve assez surprenant que d'un seul coup elle passe d'ignorante à « opérationnelle et apte à utiliser ses pouvoirs ». J'ai perçu comme un petit manque de continuité dans les événements en ce qui concerne l'apprentissage de Sandy. J'espérais la voir un peu plus en difficultés. C'était trop simple.

Néanmoins, malgré les quelques points négatifs, il faut bien noter que c'est un roman qui se dévore. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, et je me suis vue rentrer à tel point dans l'histoire que j'en insultais certains personnages et en encourageais d'autres. Quand on commence à parler à son livre, c'est que l'histoire est bien présente, et les personnages bien vivants. Du moins dans notre tête. En bref, une intrigue que j'ai eu grand plaisir à découvrir.

Enfants des Éléments

mardi 1 août 2017

La maison bleu horizon

Auteur Jean-Marc Dhainaut
Titre La maison bleu horizon
Année 2017
Genre Fantastique
Pages 260p.

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

Avant tout, je souhaite remercier les éditions Taurnada, qui m’ont permis découvrir cette histoire tellement originale.

Pourtant, au début, j'ai eu peur ! Cela commençait trop tranquillement. La mise en place autour de cette famille habitant dans une maison hantée par un fantôme me semblait trop banale, et je m’interrogeais sur la suite. J’avais peur de retomber dans un schéma très classique impliquant de découvrir qui était le fantôme ou de trouver rapidement le moyen de s’en débarrasser. Et c’était l’impression que donnait le texte dès le début et sur une bonne partie du roman. Mais, ça, c’était juste pour nous endormir, nous mettre à l’aise dans un texte qui était très fluide et intéressant, mais qui finalement n’était pas complexe à comprendre.

Jusqu’au départ d’Alan de la maison, pour aller chercher des indices à l’extérieur ! Là, je suis passée de surprises en incrédulité. Je n’aurais jamais cru que le texte prenne une telle tournure en commençant ma lecture. Dès lors, quand les révélations ont commencé à pleuvoir averse, je n’ai plus été capable de lâcher le livre tant je trouvais l’histoire bien trouvée. À partir de ce moment, j’ai adoré chaque mot et compris l’intérêt de la longue mise en place. Tous les indices y étaient, tout était là pour que l’on puisse comprendre, comme Alan, que rien n’était ce qu’il paraissait.

Je me sens obligée de penser à un film, un peu dans ce genre-là, qui m’avait marquée il y a quelques années. Je ne peux pas vous dire le titre, car sinon, vous comprendrez trop vite de quoi il retourne dans ce texte. Quand j’avais vu ce film, j’avais trouvé ça tellement fort, et je m’étais dit que plus jamais je ne pourrais me faire avoir par une telle mise en place. Si j’avais su à l’époque ! Aujourd’hui, je me suis à nouveau fait prendre. Et c’est même avec grand plaisir que je vous l’avoue.

Bref, ce texte vaut vraiment le coup ! L’histoire est géniale, très prenante, et l’on a envie, jusqu’à la dernière ligne, de suivre les aventures d’Alan et d’aider les fantômes. L’émotion, sur le dernier quart du livre, était telle que j’en avais des frissons. Les mots, les sentiments, les personnages : tout était bien mesuré, contrôlé, et je ne pouvais que me régaler. Un livre à lire, en somme !

lundi 31 juillet 2017

LADM Juillet 2017

Envie de découvrir un nouvel auteur ou tout simplement de relire vos auteurs préférés ? Venez participer à notre lecture mensuelle portant sur un auteur que vous aurez choisi ! En juillet, nous avons lu...

Merci à Cath Hylyirio pour la bannière

Voici donc ce qu'a décidé de découvrir le groupe :

  

.: Zoo :.
À Los Angeles, deux lions dévorent leur gardien. Dans l'État de New York, des chasseurs sont tués par des ours bruns. En Inde, un éléphant piétine à mort son cornac... Partout, les bêtes, sauvages et domestiques, se montrent brusquement d'une agressivité inouïe à l'encontre d'une espèce bien particulière : l'Homo sapiens. Seul le biologiste Jackson Oz a conscience de la menace : l'humanité court à sa perte. Bientôt la Terre ne sera plus qu'un vaste zoo sans cages, dont les animaux auront pris le contrôle.

a été lu par
Riz-Deux-ZzZ, Merry, Mamoun

.: Le masque de l'araignée :.
À Washington D.C, Alex Cross, un détective noir, enquête sur deux kidnappings d'enfants : celui de Michael, fils du ministre des Finances et celui de Maggie-Rose, fille d'une star et d'un financier célèbre. Mais Cross n'est pas un détective comme les autres : il est docteur en psychologie et sa femme a été assassinée par un tueur anonyme. Cependant, il n'est pas seul. Le FBI et les services secrets ont d'autres intérêts. Ce "masque" n'est pas non plus porté par celui qu'on croit. Qui, en définitive, le fera tomber ?

a été lu par
Salhuna

.: 113 minutes :.
« Je sais qui a tué mon fils. » Molly Rourke a perdu son fils, Alex, qui n’avait que quinze ans… Elle sait qui est responsable de sa mort. Maintenant, la loi, c’est elle. Et rien ne pourra l’arrêter. Ne sous-estimez jamais l’amour d’une mère.

a été lu par
Hylyirio


En août, nous lirons Karine Giebel.
Si vous avez envie de nous rejoindre, c'est par ici que ça se passe !

samedi 29 juillet 2017

Zoo

Auteur James Patterson, Michael Ledwidge
Titre Zoo
Année 2012
Genre Thriller
Pages 408p.

À Los Angeles, deux lions dévorent leur gardien. Dans l'État de New York, des chasseurs sont tués par des ours bruns. En Inde, un éléphant piétine à mort son cornac... Partout, les bêtes, sauvages et domestiques, se montrent brusquement d'une agressivité inouïe à l'encontre d'une espèce bien particulière : l'Homo sapiens. Seul le biologiste Jackson Oz a conscience de la menace : l'humanité court à sa perte. Bientôt la Terre ne sera plus qu'un vaste zoo sans cages, dont les animaux auront pris le contrôle.

Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman. Pour être honnête, c’est la série TV qui m’en a donné envie, car je l’avais trouvée assez bien faite. Alors, le livre ne pouvait que suivre, et je me disais que j’allais préférer.

Et pourtant, j’ai préféré la série, qui explore bien plus en profondeur la problématique. Dans le livre, on dirait que l’auteur ne fait que survoler certaines choses afin d’offrir une histoire le plus rapidement possible. Je trouve que tout est allé un peu vite, et le découpage y est pour quelque chose : si le début me semblait parfaitement coordonné avec la découverte d’une apocalypse en marche, la suite (après l’ellipse temporelle) m’a semblé un peu effleurée.

Mais n’allez pas croire que je n’ai pas aimé ! Au contraire, avec le recul, je me rends compte que l’histoire est juste différente de ce à quoi je m’attendais, et donc c’était inattendu. J’ai surtout aimé le début, avec ce voyage en Afrique, où les lions attaquaient Oz et où ce dernier a pu rencontrer Chloé. J’ai bien aimé l’ambiance entre ces deux-là dès les premières scènes en commun.

Oz est quand même particulier, comme mec. Entre son singe qui m’a fait mourir de rire (ou m’a rendue triste à certains moments…), son statut qui ne lui permet pas de démontrer au monde qu’une catastrophe arrive et son entêtement à prouver qu’il a raison, on se rend compte qu’il n’est pas banal, et qu’il est en mesure de faire quelque chose : prévenir les gens.

Toute cette phase de présentation du fléau, de la bataille d’Oz pour pouvoir avertir le grand public est ce que j’ai préféré. C’était sympa de voir des difficultés et une inconscience collective. Ce que j’ai moins aimé, c’est toute la partie où Oz se trouve en relation avec le gouvernement pour éradiquer le fléau. À chaque appel, j’avais l’impression qu’une catastrophe allait se produire et qu’on allait le faire taire. Et finalement, tout a coulé... Alors que ça aurait dû être l'anarchie ! Bon, j’avoue qu’il y avait quand même quelques rebondissements. Mais j’aurais aimé en avoir plus.

Ce que j’ai beaucoup apprécié, par contre, c’est cette fin ouverte. La solution est trouvée, mais prendront-ils tous la bonne décision ? J’aurais tendance à penser d’un point de vue réaliste que dans le monde de Zoo, nous serions perdus ! Mais ce n’est que mon avis !

Lu dans le cadre de

Lu dans le cadre de

mercredi 26 juillet 2017

Coupable idéal

Auteur Jean Molla
Titre Coupable idéal
Année 2004
Genre Thriller, Jeunesse
Pages 155p.

Un mystérieux assassin sème la panique dans la petite ville où vivent Mathieu, Henri et leur bande de copains. Fâcheux questions des enquêteurs, Mathieu accumule maladresses et réponses évasives. Son goût pour les films d'horreur suscite bien des questions. Le doute saisit ses meilleurs amis. Et il ne se souvient de rien, sinon de s'être rendu sur le lieu du crime...

J'ai adoré la réaction de ma bibliothécaire quand elle m'a vue prendre ce roman : "tu lis ça, toi ?!" Il faut dire que c'est un vrai jeunesse, celui-là, pour les enfants et jeunes adolescents. Mais le résumé me parlait et me donnait envie de le découvrir, alors je n'allait pas m'arrêter à ça !

Et au final, j'ai passé un très bon moment. Les personnages étaient sympas et l'histoire réellement intrigante. Il faut dire que le jeune narrateur se trouve dans une situation difficile. Epileptique, il a décidé d'arrêter ses médicaments, mais petit à petit craint de se retrouver en proie à de grosses crises de violence, comme lorsqu'il était petit et qu'il fait quelques… bêtises (je ne peux pas le dire, c'est trop horrible !!). Pourquoi le croit-il ? Car son meilleur ami est mort, et il pense sincèrement être le coupable.

Tout pointe en effet dans sa direction : le marteau, sa chemise tachée de sang, son blackout juste au moment des faits. Et c'est donc dans ce cheminement d'esprit que l'on se retrouve, et qu'on découvre ce qu'il a potentiellement fait. Pourtant, dès le début, je doutais, car — vous le verrez si vous le lisez —, il ne semble vraiment pas un mauvais bougre, loin de là !

Le style est très simple et va à l'essentiel. C'est à mon sens parfait pour un jeunesse, et pour donner envie de lire à des enfants, car on ne s'embarrasse pas de fioritures. Et personnellement, j'ai aussi beaucoup apprécié le rythme, qui ne cherchait pas à créer des descriptions, mais plutôt à situer le contexte de manière efficace pour nous faire vivre les scènes.

En bref, c'est une lecture que je conseille, que vous soyez petit ou grand !.

dimanche 23 juillet 2017

Le Manoir, l'exil #1 – Le collège de la délivrance

Auteur Évelyne Brisou-Pellen
Titre Le collège de la délivrance
Année 2016
Genre Fantastique, Jeunesse
Pages 447p.

Les habitants du manoir ont dû prendre le chemin de l’exil, et découvrent enfin un refuge : un collège dont le dernier étage est fantôme.
À l’école primaire voisine, Liam aperçoit deux fantômes : la jeune Charmaine, qui ignore qu’elle vient de succomber mystérieusement, et un vieil homme qui attend son petit-fils pourtant mort avant lui.
Mais ni l’un ni l’autre n’a créé l’étage fantôme du collège. Qui, alors ? Liam et Cléa craignent que ce soit l’œuvre d’un fantôme gris…

Et voilà, je reviens tous vous embêter avec ma saga chouchou du moment ! Ou plutôt, avec la suite de ma saga chouchou du moment. Le Manoir, l'exil, la suite du Manoir est apparemment en cours d'écriture, car il n'y a que deux tomes pour l'instant… et j'en ai lu un !

Ce tome reprend peu de temps après les événements du tome 6, et le moins qu'on puisse dire est qu'il y a du changement. Nos personnages sont séparés : les adultes sont restés au Manoir avec Raoul, tandis que la bande des enfants, toujours chaperonnée par les adolescents, a décidé de migrer et de se trouver une nouvelle place à hanter.

C'est dans un étage fantôme d'un collège qu'ils trouvent refuge et rencontrent trois nouveaux personnages à aider. Plusieurs intrigues sont alors mises en place, et j'ai adoré chacune d'entre elles. Mais c'est surtout sur Charmaine que l'on se focalise : la petite princesse, comme ils l'appellent tous par ironie, semble avoir bien des soucis pour réaliser sa nouvelle condition. Ils ont dû pain sur la planche.

Ce tome n'est pas différent des précédents : on s'amuse, et on prend du plaisir à lire les aventures de nos personnages. J'avais un peu peur que Liam ne puisse plus utiliser la Carte d'éternité, mais si ! Ils ont trouvé une parade ! Cet aspect était pour moi trop importante dans cette saga pour le supprimer complètement. Il était vital qu'il y ait toujours des voyages dans le temps !

En bref, ce fut une suite à la hauteur de ce que j'en attendais, et, comme toujours, je suis pressée de découvrir la suite. Je vais essayer de faire un peu durer le plaisir tout de même, car je ne sais pas quand sort le tome 3… Alors, l'attente sera longue après le 2...

Le Manoir, l'exil
 

jeudi 20 juillet 2017

Vingt-huit #1

Auteur Sophia Laurent
Titre Vingt-huit
Année 2017
Genre Fantastique
Pages 104p.

Elle s’appelait Olivia. Désormais, elle est Vingt-huit, un Chiffre destiné à tuer ou se faire tuer.
Auprès de trois alliés, elle va devoir apprendre à manier son nouveau pouvoir pour lutter contre des dangers aussi extrêmes les uns que les autres. 
L’un d’eux : Erebe… et sa soif d’abattre Olivia, son opposé.

Avant tout, merci à Sophia Laurent pour la découverte de ce texte.

J’ai lu ce livre en un rien de temps, pour deux raisons : la première est que, évidemment, j’ai aimé ; la seconde, que le livre est très court. À mon avis, il l’est même un peu trop, car j’ai eu l’impression que les personnalités des personnages n’étaient qu’effleurées et que les péripéties étaient vite mises en place pour passer à la suite.

Ce livre était une course du début à la fin. Impossible de se poser car il y a toujours de l’action, et cela apporte un rythme très appréciable au roman. Je n’ai pas pu le poser car je ne pouvais pas m’arrêter à un moment ou à un autre : aucun temps-mort ne le permettait ! Il fallait que je continue à lire, tout simplement. Mais comme on ne prend pas le temps de rencontrer les personnages, on a parfois du mal à croire que des liens forts puissent se tisser entre eux.

Heureusement, cela ne retire rien au fait que j’ai passé un bon moment, car l’histoire en elle-même m’a beaucoup plu. Elle m’a fait penser légèrement à une autre intrigue, plutôt science-fiction, dont j’avais adoré le tome 1, mais l’exploitation et la thématique générale diffèrent, ce qui permet de vraiment les distinguer rapidement et d’oublier qu’il y a eu une légère similitude.

Le texte commence fort, avec Olivia qui se réveille en plein champ, habillée d’une blouse d’hôpital, et qui n’a absolument pas le moindre souvenir des derniers instants qui l’ont menée là. Ensuite, de fil en aiguille, elle rencontre les personnes qui lui permettront de répondre à ses questions : pourquoi l’appelle-t-on Vingt-huit, pourquoi les personnes qui la croisent semblent avoir des pouvoirs, en a-t-elle, quel est son rôle dans tout ça ? On comprend finalement très vite, sans que l’auteur ne cherche à mettre trop de suspense, et l’on se laisse prendre au jeu de cette intrigue particulière et l’on suit Olivia et ses nouveaux amis avec plaisir.

C’est donc une lecture qui m’a bien plu, car elle mettait en scène une histoire originale, avec un style très agréable et fluide. Toutefois, j’aurais aimé que l’auteur creuse un peu plus la personnalité des personnages, qu’elle les « pose » un peu plus au début du récit pour justifier de leurs liens respectifs. Mais dans la globalité, ce fut un bon moment de divertissement !

Vingt-huit

lundi 17 juillet 2017

Like me, chaque clic compte

Auteur Thomas Feibel
Titre Like me, chaque clic compte
Année 2015
Genre Jeunesse
Pages 190p.

Fais-toi des amis, gagne des points et deviens la star d'ON SHOW !
Jana, Caro et Eddie s'inscrivent à un concours organisé par le réseau social ON. Le vainqueur deviendra le présentateur d'une émission de webtélé. Pour l'emporter, il faut réunir le plus de points en postant des vidéos et des photos. Les trois collégiens s'allient pour augmenter leurs chances. Mais, bientôt, Caro est prise de doutes : Jana va trop loin, elle semble prête à tout pour gagner. Malgré tout, elle-même ne parvient pas à s'arrêter. La quête des like devient un besoin irrépressible...

Voici une histoire bien jeunesse qui jure un peu avec mes habitudes de lecture. Ce qui m’a tentée, c’est la façon dont l’auteur allait traiter la problématique des réseaux sociaux, des limites à ne pas franchir et du paraître.

J’avoue que pour un jeunesse, je n’ai pas été déçue. Bien sûr, cela aurait pu aller beaucoup plus loin, alors que c’en est resté à du plus ou moins concevable. Mais tous les aspects ont, je pense, été traité et montrent bien les côtés plutôt mauvais des réseaux sociaux : de celui qui réinvente complètement sa vie à l’autre qui fait la chasse aux images les plus horribles quitte à rabaisser voir faire du mal à ses camarades, en passant par celui qui ne voit que le profit dans l’affaire, on a une montagne d’aspects négatifs qui s’ajoutent les uns aux autres.

En voyant ça, l’on se rend compte de l’étendue de la bêtise des personnes qui ne vivent que par et pour les réseaux sociaux. Ils en oublient complètement la réalité, la tangibilité d’une amitié, ou même les limites entre ce qui est bien ou mal, public et privé. Tout ceci est mis en avant au travers de situations qui pourraient être réelles (et qui l’ont peut-être été, hélas, pour certains), sans a priori de jugement.

À chacun de se faire sa propre opinion, même si le récit est tourné de telle sorte à critiquer le système. Ce livre est à la portée de tous et permet de vraiment mettre en avant les dangers d’internet, surtout chez des jeunes qui ne réalisent pas encore toujours l’impact de leurs actions sur les autres.